Né le 3 Juillet 1962 à Syracuse, Etat de New Yord, USA
Après une fin d’année à éplucher toutes les annonces de casting dans la grosse pomme, Tom finit par décrocher son premier rôle début 1981. Une maigre figuration dans Un amour infini, un teen movie de luxe sous la direction de Franco Zeffirelli, qui ne lui offre que quelques minuscules lignes de dialogue, mais qui lui vaut une reconnaissance instantanée et un second rôle en uniforme aux côtés d’un Sean Penn débutant dans Taps, qui sortira en fin d’année 1981. Son physique d’Apollon et son sourire charmeur ne laissent personne indifférent, les producteurs sentant en lui un bel aimant à box-office ayant pour cœur de cible les minettes entre quinze et vingt-cinq ans. Les propositions vont se presser au portillon, devenant de plus en plus intéressantes, et le jeune Tom Cruise, tout juste âgé de 20 ans, de se retrouver au casting de quatre comédies ado de 1983. C’est le très bon Outsiders, de Francis Ford Coppola, qui ouvre le bal en mars, réunissant à l'époque tout le gratin des jeunes acteurs d'Hollywood. S’ensuivent deux maîtres-étalons du genre, dans lesquels il tient le premier rôle, American Teenagers et surtout Risky Business, première pierre blanche dans sa carrière puisqu’il se voit nommé aux Golden Globes comme meilleur acteur dans une comédie. Si L’Esprit d’équipe, quatrième film de 1983, reste quant à lui en deçà de ses prédécesseurs, avec un minuscule retentissement au box-office, Tom s’envole plus remonté que jamais vers des contrées de légende sous l’œil expert de Ridley Scott. Ephèbe des bois à l’esprit libre, il brille de milles feu dans son armure de chevalier étincelante.
Cette prestation dans Legend trace une première démarcation dans sa carrière: s'il a toujours le rôle du beau gosse prince charmant de service, ce ne sont plus des "glandages" d’ado qui l’attendent mais des missions plus ardues, visant à faire de lui un homme, un vrai. Vient alors 1986, année de la gloire internationale et de la mise au pas du public. Tom Cruise est Maverick dans Top Gun, de Tony Scott. Les garçons voient en lui le pilote qu’ils ont toujours secrètement rêvé d’être, les filles se pâment devant son corps d’athlète, s'imaginant à la place de Kelly McGillis, dansant des slows sur Take My Breath Away. Tom Cruise n’a jamais autant assumé son statut de bimbo mâle. Pourtant, s’il redonnera dans ce registre du beau gosse idéaliste épris de liberté jusqu’au début des années 90 - avec le désormais culte Cocktail, le faux remake de Top Gun, Jours de Tonnerre du même Tony Scott, et les très agréables Horizons lointains et Des hommes d’honneur de Rob Reiner - il commence dès 1986 avec La Couleur de l’argent, de Martin Scorsese, à tendre des fils vers un personnage toujours aussi charmeur, mais à la tonalité plus sombre, au caractère plus ambigu. Il va désormais s’atteler à jouer plus de son charisme et de son talent d’acteur que de sa belle gueule. En 1988, son rôle de Charlie Babbit dans Rain Man, de Barry Levinson, s’avère révélateur de ce virage. Image de wonderboy calcinée au profit d’un héros autiste qui gagnera le bisou mouillé de la princesse, Tom s’affranchit et fait du chemin.
Dans cette optique de changement d’orientation, 1989 voit la mise à mort symbolique de Maverick. Né un 4 juillet, d’Oliver Stone, transforme ce militaire flamboyant en vétéran du Vietnam cloué sur un fauteuil roulant. Moustache salace, tenue négligée, une transformation intelligente mêlée d’une interprétation sans faille qui lui rapportent une nomination aux Oscars et le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique. Tom Cruise a mûri et le tournant de la trentaine le confirme. Usé jusqu’à la corde dans La Firme de Sydney Pollack, il dévoile un visage marqué par la fatigue qu’on ne lui connaissait guère. Réussites commerciale, publique et critique, Tom Cruise est toujours au sommet et enchaîne sur Entretien avec un vampire de Neil Jordan. Il y incarne le classieux Lestat, vampire sadique dans toute sa splendeur. Séducteur, tentateur, dévoreur de jeunes gens, Tom Cruise est remarquable et se glisse pour la première fois de sa carrière dans un rôle de méchant. Fort de ces succès et désormais à la tête de plusieurs millions de dollars, il décide d’endosser la fonction de producteur pour faire naître un projet auquel il pense depuis quelque temps: l’adaptation ciné de la série Mission: Impossible. Ethan Hunt de choc devant la caméra de Brian DePalma, il est à la tête d’un nouveau type de blockbuster, qui truste le box-office 1996 dès son premier mois d’exploitation. La même année, on le retrouve toujours aussi en forme dans le rôle titre de Jerry Maguire, aux côtés de Renée Zellweger, un personnage qui n’est pas sans rappeler les minets idéalistes qu’il jouait à ses débuts.Tom Cruise disparaît alors des écrans pendant trois ans. On le dit en Angleterre avec sa femme Nicole Kidman sous la direction de Stanley Kubrick, mais personne n’en saura plus. Après un tournage exigeant de quinze mois, et des bande-annonces remarquablement aguicheuses, Eyes Wide Shut sors sous la controverse, après la mort de son réalisateur. Le couple Cruise-Kidman se livre dans sa plus grande intimité et défraye la chronique. Remarquables, justes, touchants, ils apportent à la révérence du maître une nostalgie extrême. Un retour fracassant sur le devant de la scène, immédiatement suivi par un succulent rôle dans Magnolia de Paul-Thomas Anderson. Tom Cruise est au sommet de son art. Mordant, cynique, il fait des étincelles, remporte un Golden Globe et une nomination à l’Oscar du meilleur seconde rôle masculin. L’entrée dans le 21e siècle marque son retour à la production. Pour le second volet de Mission: Impossible, il s’offre les services de John Woo, se fait plaisir en apportant de nombreuses touches personnelles au film (lieu de tournage, cascades, musique…) et touche une fois de plus les cimes du box office. En 2001, il se retrouve engagé dans deux projets qui se font écho. Alors qu’il produit Les Autres de Alejandro Amenábar, avec Nicole Kidman dans le rôle principal, il est à la fois producteur et acteur dans Vanilla Sky de Cameron Crowe, un remake de Ouvre les yeux du même Amenábar, aux côtés de Cameron Diaz et de sa nouvelle compagne, Penelope Cruz. Si le casting du second lui permet de faire plus d’entrées, les qualités visuelles et scénaristiques du premier et la prestation sans faille de Nicole Kidman marquent plus profondément les esprits.
Mais Tom n’a pas dit son dernier mot. En 2002, la quarantaine sonnante, il revient sous les traits du détective John Anderton dans Minority Report, de Steven Spielberg. Au bout du rouleau, cherchant la vérité à tout prix, il présente un nouveau visage, une nouvelle force plus retenue. Le gentil au sourire étincelant a laissé place à un anti-héros désenchanté qu’il n’avait jusqu’alors que très peu exploré. Succès public, succès également auprès de la profession, le film est nommé dans toutes les catégories des Saturn Awards et remporte, entre autres, le prix du meilleur film de science fiction de l’année. A peine sorti du bleu de ce chef d’œuvre futuriste, il se plonge dans le rouge du zen japonais. Producteur et acteur principal, il est le lieutenant Nathan Algren dans Le Dernier Samouraï de Edward Zwick. Un rôle qui lui tient à cœur et dans lequel il s’engage corps et âme, mais qui souffrira d’une approche bien trop occidentale pour traiter un sujet tel que le Bushido, et d’une mise en scène des combats épiques qui semble bien fade à côté du géni déployé par Peter Jackson dans sa trilogie de l’anneau. Le film échoue dans sa tâche de blockbuster du troisième trimestre 2003 et peine à couvrir ses dépenses budgétaires. En cette fin d’année 2004, Tom Cruise revient plus que jamais sur le devant de la scène. Cheveux grisonnants, regard froid et rusé, traits tirés, il joue un tueur à gages sans états d’âme dans le nouveau film de Michael Mann, Collateral. Sa prestation éblouit, son visage fait la Une de tous les journaux, le grand Tom est de retour.
Le 6 juillet 2005 il est à l'affiche du très attendu La guerre des mondes de Steven Spielberg.ACTEUR :
(2005) Mission : impossible 3, de J.J. Abrams : Ethan Hunt
(2005) I married a witch
(2005) The Few : Billy Fiske
(2004) La Guerre des mondes : Ray Ferrier
(2003) Collateral : Vincent
(2002) Le Dernier samouraï : le capitaine Nathan Algren
(2002) Station spatiale : voix du narrateur
(2002) Austin Powers dans Goldmember : lui-même
(2002) Minority report, de Steven Spielberg : l'agent John Anderton
(2001) Vanilla sky, de Cameron Crowe : David Aames
(2001) Stanley Kubrick : a life in pictures : Le narrateur
(2000) Mission : impossible 2 : Ethan Hunt
(1999) Magnolia : Frank T.J. Mackey
(1998) Eyes wide shut : William Harford
(1996) Jerry Maguire : Jerry Maguire
(1996) Mission : impossible : Ethan Hunt
(1994) Entretien avec un vampire, de Neil Jordan : Lestat de Lioncourt
(1993) La Firme, de Sydney Pollack : Mitch McDeere
(1992) Des hommes d'honneur : Lieutenant Daniel Kaffee
(1992) Horizons lointains : Joseph Donelly
(1990) Jours de tonnerre : Cole Trickle
(1989) Né un 4 juillet : Ron Kovic
(1988) Rain Man : Charlie Babbitt
(1988) Cocktail : Brian Flanagan
(1988) Young guns, de Christopher Cain : Un homme abattu
(1986) La Couleur de l'argent : Vincent
(1985) Top gun, de Tony Scott : Pete "Maverick", Mitchell
(1985) Legend : Jack
(1983) Risky business : Joel Goodson
(1983) Outsiders : Steve Randle
(1983) American Teenagers : Woody
(1983) L'Esprit d'équipe : Stefen Djordjevic
(1981) Taps : David Shawn
(1981) Un amour infini : Billy
SCENARISTE :
PRODUCTEUR :
(2005) Mission : impossible 3
(2005) I married a witch
(2004) Elizabeth town, de Cameron Crowe
(2002) Minority report, de Steven Spielberg
(2001) Vanilla sky, de Cameron Crowe
(1998) Without limits
PRODUCTEUR DELEGUE:
(2001) Narc
PRODUCTEUR EXECUTIF:
(2002) Shattered glass
(2001) Les Autres