Né le 31 juillet 1914 à Courbevoie, France

Décédé le 27 janvier 1983, à Nantes, France

Naissance à Courbevoie le 31 juillet 1914. Ses parents sont tous deux espagnols récemment immigrés en France. Il est le dernier de trois enfants, et Charles, son frère, sera tué durant l'offensive allemande de 1939. Sa sour, que l'on appelait Mine, est décédée il y a une dizaine d'années.
Son père s'évanouit au Venezuela pendant plusieurs années, alors qu'il a environ dix ans, à la recherche d'émeraudes !
Il le connaîtra peu, il reviendra tuberculeux, et s'en ira mourir en Espagne.

Les nombreux petits métiers que Louis de Funès exercera ne lui laisseront pas un grand souvenir, seul le piano jazz l'intéressait, et il se fera engager comme pianiste dès 1936 dans de nombreux bars. Il y remportera déjà un franc succès, et les tenanciers lui serviront plus tard souvent de modèles.
Cette même année, il se mariera une première fois, un enfant naîtra de cette union, mais d'un commun accord, le couple se séparera, réalisant qu'ils n'avaient rien en commun.

Quelques années plus tard, il épousera Jeanne Barthélemy, nièce de la comtesse de Maupassant qui possédait le château de Clermont au Cellier, dans lequel il finira sa vie le 27 janvier 1983.
Les misérables salaires reçus en échange de nuits entières passées devant un clavier sont insuffisants pour survivre, il commence alors à faire des figurations dans des films, avec même parfois quelques mots à prononcer !

Puis il est engagé dans des cabarets, dont la Tomate.
En 1952, alors qu'il joue le Journal de Jules Renard, une critique élogieuse de Jean-Jacques Gauthier lui fait connaître alors Robert Dhéry, qui lui écrit un rôle sur mesure dans "Ah ! les belles bacchantes", c'est un triomphe. Va commencer alors une carrière théâtrale ininterrompue, "ornifle " de Jean Anouilh aux côtés de Pierre Brasseur, "Faisons un rêve" de Sacha Guitry aux Variétés. À part "Ni vu ni connu" et "Comme un cheveu sur la soupe", qui sont ses premiers rôles principaux au cinéma, seul le théâtre comptera pour lui.

A cette époque, c'est "Oscar", joué d'abord en tournée en 1959, puis à la Porte Saint-Martin en 1961, qui va faire de lui une vedette.
Suivra "La Grosse Valse", un autre triomphe, puis son premier grand succès cinématographique, "Pouic-Pouic", juste avant l'explosion du "Gendarme de Saint-Tropez" en 1964.
Gérard Oury ensuite sera le premier à lui offrir, un soin et un luxe dans la réalisation, qui n'étaient réservés alors qu'aux films dramatiques.
On connaît le résultat !

Mais la passion du théâtre ne le quittait pas, il reprendra "Oscar" en 1971 et 1972, et on doit sa dernière apparition sur scène à une pièce de Jean Anouilh, "La Valse des Toréadors", en 1973.

En 1975, à la suite d'un grave accident cardiaque, il pensera d'abord interrompre sa carrière définitivement, mais grâce au producteur Christian Fechner, qui osera le faire tourner sans assurance, on le verra encore dans six films, toujours de grands succès !

ACTEUR : 

(1982) Le Gendarme et les gendarmettes : Maréchal des Logis-chef Ludovic Cruchot  

(1981) La Soupe aux choux, de Jean Girault : Le Glaude

(1979) L'Avare : Harpagon  

(1979) Le Gendarme et les extraterrestres : Mréchal des Logis-chef Ludovic Cruchot  

(1978) La Zizanie, de Claude Zidi : Guillaume Daubray-Lacaze

(1976) L'Aile ou la cuisse : Charles Duchemin   

(1973) Les Aventures de Rabbi Jacob : Victor Pivert  

(1971) Sur un arbre perché : Henri Roubier  

(1971) La Folie des grandeurs : Don Salluste  

(1971) Jo, de Jean Girault : Antoine Brisebard

(1970) Le Gendarme en ballade : Maréchal des Logis-chef Ludovic Cruchot  

(1970) L'Homme orchestre : Evan Evans  

(1969) Hibernatus, d'Edouard Molinaro : Hubert de Tartas

(1969) Ces messieurs de la gâchette  

(1968) Le Gendarme se marie : Cruchot  

(1968) Le Petit Baigneur, de Robert Dhéry : Louis-Philippe Fourchaume

(1968) Le Tatoué : Felicien Mezeray  

(1967) Oscar : Bertrand Barnier  

(1966) La Grande Vadrouille, de Gérard Oury : Stanislas LeFort  

(1966) Le Grand restaurant : Monsieur Septime

(1966) Les Grandes vacances, de Jean Girault : Balduin Bosquier

(1966) Fantômas contre Scotland Yard : Commissaire Juve  

(1965) Le gendarme à New York : Ludovic Cruchot  

(1965) Les Bons Vivants : Léon Haudepin  

(1965) Fantômas se déchaîne : Commissaire Juve  

(1964) Le gendarme de Saint-Tropez : Ludovic Cruchot  

(1964) Le Corniaud Ce film est projeté dans 1 salle(s) : Leopold Saroyan  

(1964) Des Pissenlits par la racine : Jockey Jack  

(1964) Fantomas : Commissaire Juve  

(1963) Pouic-Pouic : Leonard Monestier  

(1963) Faites sauter la banque : Victor Garnier  

(1962) Nous irons à Deauville : Le vacancier   

(1962) Le Diable et les dix Commandements : Vaillant  

(1962) Carambolages : Charolais   

(1962) Un clair de lune à Maubeuge  

(1962) Les Veinards : Antoine Beaurepaire ("Le Gros Lot")  

(1962) Le Gentleman d'Epsom : Gaspard Ripeux  

(1961) La Belle Américaine : le secretaire du commissariat / le chef du personnel  

(1961) Le Crime ne paie pas : Bartender  

(1960) Candide ou l'optimisme au XXe siècle : l'homme de la gestapo  

(1960) Le Capitaine Fracasse : Scapin  

(1959) Fripouillards et compagnie  

(1958) Taxi, roulotte et corrida : Maurice Berger  

(1958) Ni vu ni connu : Blaireau  

(1957) Comme un cheveu sur la soupe : Pierre Cousin  

(1956) La Traversée de Paris : Jambier  

(1955) Courte Tête  

(1955) Bonjour sourire  

(1955) Les Hussards : Le sacristain  

(1954) La Reine Margot : René  

(1954) Mam'zelle Nitouche : Un maréchal des logis  

(1954) Papa, maman, la bonne et moi : M. Calomel  

(1954) Ah ! les belles bacchantes : inspecteur Leboeuf  

(1954) Poisson d'avril : Le garde-champêtre  

(1954) Le Mouton à cinq pattes : Pilate  

(1954) Les Intrigantes : Marcange  

(1954) Les Hommes ne pensent qu'à ça : Le mari  

(1954) Un drôle de caïd : Marcel  

(1953) Les Corsaires du bois de Boulogne : Le commissaire  

(1953) Mon frangin du Sénégal : Le docteur  

(1952) La Putain respectueuse : un client du night-club  

(1952) Les Dents longues  

(1952) Je l'ai ete trois fois  

(1952) L'Agence matrimoniale  

(1951) La Poison : André  

(1951) Bibi Fricotin : Le pêcheur  

(1951) Le Dindon : Le Gérant  

(1951) Sans laisser d'adresse : Un futur papa  

(1951) Monsieur Leguignon, lampiste  

(1950) La Rose rouge : Le poète  

(1949) Au revoir Monsieur Grock  

(1949) Rendez-vous avec la chance : le garçon

(1945) La Tentation de Barbizon : Le portier du Paradis     

 

REALISATEUR : 

(1979) L'Avare

 

 

SCENARISTE : 
(1981) La Soupe aux choux, de Jean Girault

(1969) Hibernatus, d'Edouard Molinaro 

(1967) Oscar