Réalisateur : Mike Newell

 

Scénario :

- Lawrence Konner

- Mark Rosenthal

 

Producteurs :

- Elaine Goldsmith-Thomas

- Deborah Schindler

- Paul Schiff

 

Directeur photo : Anastas Michos

 

Décorateur : Jane Musky

 

Musique : Rachel Portman

 

Acteurs :

- Julia Roberts

- Kristen Dunst

- Julia Stiles

- Maggie Gyllenhaal

- Dominic West

- Juliet Stevenson

    

Genre : Comédie Dramatique

 

Année : 2002

 

Durée : 1 h 59

 

Origine : Américain

 

Distribution : GVBI

 

Titre original : Mona Lisa smile

 

 

Résumé :

 

En 1953, à l'époque où les rôles des femmes étaient définis rigoureusement, Katherine Watson, une jeune professeur d'histoire de l'art, est engagée au prestigieux Wellesley College, une université pour jeunes femmes. Malgré le niveau académique élevé, le succès y est mesuré en fonction du parti que les filles parviennent à décrocher. Par contre, Watson les encourage à poursuivre un avenir plus éclairé. Elle défie l'administration et incite ses étudiantes à regarder au-delà de l'image de ce qui est, et de considérer les possibilités de ce qui pourrait être.

 

 

Au début des années 50 aux Etats-Unis, même sur les bancs de l’Université, les jeunes filles ne rêvent que d’un confortable mariage et des fourneaux promis comme forme d’accomplissement personnel. Katherine Watson, jeune femme libre d’esprit enseignant l’art, compte bien changer tout ça.

 

Que pouvait-on espérer des scénaristes de Superman IV, Code Mercury ou Mon ami Joe? Probablement peu de choses, et comme Mike Newell est certes bon artisan mais pas homme à transformer la boue en or, Le Sourire de Mona Lisa semblait voué au plouf. Pourtant l’orchestre se tire les cheveux en arrière, fait mine de sortir ses plus beaux instruments, Julia tente d’oublier qu’elle n’est ici que par contrat post-Erin Brockovich et les petites jeunes filles font de leur mieux (au comptage des points, Kirsten Dunst charge, Julia Stiles n’existe pas tandis que Maggie Gyllenhaal ramasse sans effort ostentatoire). En place donc pour la sérénade quelque peu éventée de la prof ouvrant les yeux de ses élèves sur la vie la vraie, cette école des pupitres qui devient celle de la vie. Sans énergie, sans charme, sans idée, la seule astuce un peu vivante réside ici en la peinture de femmes qui ne sont pas seulement victimes du machisme ambiant mais complices ambiguës de l’après lavage de cerveau. La reconstitution est soignée mais dénuée de tout supplément d’âme, gaspillant ses pistes avec apathie (quid de l’art dans tout ça?). Et lorsque l’improbable ritournelle de Elton John résonne au générique et s’applique aux images d’époque, il est davantage question de rictus que de franc sourire – finalement pas si loin de celui, un peu gêné, de ladite Mona Lisa. épreuves, les doutes et les sentiments, c'est a

ussi son chemin que Katherine parcourt enfin…

Une université américaine au début des années cinquante, des élèves sagement soumis au rigorisme conservateur de la bonne société de l’époque, un prof qui débarque et va changer leur vie malgré les rappels à l’ordre de ses supérieurs. Ça vous dit quelque chose? C’était en 1989, le réalisateur s’appelait Peter Weir et son film, intitulé Le cercle des poètes disparus, devint aussitôt le manifeste de quantité de jeunes aspirant à une école plus ouverte et libérale.
Le sourire de Mona Lisa est le versant féminin du film de Weir. 1953: une professeure d’histoire de l’art, la Californienne Katherine Watson (Julia Roberts), débarque dans la prestigieuse université féminine de Wellesley (où Hillary Clinton étudia), véritable machine à fabriquer de sages et cultivées épouses modèles. Malgré cet univers très conservateur et guindé, elle va tenter de faire penser ses élèves par elles-mêmes en les confrontant à l’art moderne plutôt qu’à Michel-Ange.
L’institution se rebiffe – c’est normal – mais la surprise vient du fait que certaines élèves la fustigent aussi. En premier lieu Betty Warren (Kirsten Dunst), par ailleurs éditorialiste du journal du campus, qui, toute heureuse de se marier, voit d’un sale œil cette propagatrice des idées libérales et de l’émancipation de la femme.
Un thème d’autant plus intéressant qu’il se situe dans les années qui précèdent immédiatement la vague libératrice des sixties. Hélas, le réalisateur Mike Newell gâche ce beau sujet de société en le saupoudrant de pleins sacs de romance et de mélodrame convenu.
La fonction censément libératrice de l’art n’est ici que prétexte assez vite oublié au fil du scénario, là où les adolescents du Cercle des poètes disparus le vivaient comme un acte initiatique lors des séances de lectures d’auteurs «licencieux» tel Walt Whitman.
Des petites péripéties personnelles qui constituent le tissu scénaristique du film, il ressort bien sûr que Katherine Watson réussira à changer le destin d’une de ses élèves. Mais aussi la «leçon» doctement rappelée par une autre élève pourtant sensible aux arguments de la professeure: «La liberté, c’est aussi pouvoir choisir de devenir épouse, mère et parfaite maîtresse de maison», professe la jeune fille.
Un à un, balle au centre, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et deux heures d’un film lisse et fade pour pas grand-chose. Si ce n’est le jeu excellent (comme toujours) de Julia Roberts et la prestation plus épatante encore de Kirsten Dunst, qui, à 22 ans, s’affirme décidément comme l’une des étoiles montantes du cinéma américain.