L'Empire des Loups
Réalisateur : Chris Nahon

Genre : Policier, Thriller, Action

Date : 20 avril 2005

Durée : 2 h 8

Origine : Français

Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films

D'après l'oeuvre de : Jean-Christophe Grangé

Résumé

Note de la production

Acteurs :

Jean Reno : Jean-Louis Schiffer
Jocelyn Quivrin : Paul Nerteaux
Arly Jover : Anna Heymes
Laura Morante : Mathilde Wilcrau
Philippe Bas : Laurent
Philippe Du Janerand : le légiste
Vincent Grass : Marius
Jean-Michel Tinivelli : Caraccili
Albert Dray : le lieutenant
Etienne Chicot : Amien
Arnaud Duléry : un flic médico-légal
Elodie Navarre : la fliquette

Directeur Photo : Michel Abramowicz

Musique :

Dan Lévy
Samuel Narboni
Luca de' Medici
Gregory Fougeres
Pascal Morelli
Olivia Boyssou

Décors : Catherine Jarrier Prieur

Chef décoration : Guy-Claude François

Costumes : Olivier Beriot

Chef monteur : Marco Cavé

Son :

Guillaume Bouchateau : superviseur montage
Christophe Bourreau : bruiteur
Philippe Lauprete : perchman
Alexis Place : assistant monteur
Vincent Arnardi : mixeur post-synchro
Pierre Escoffier
Michel Filippi : superviseur adr
Antoine Corbin : assistant stagiaire
Guillaume Leriche : assistant mixeur post-synchro

Scénario : Jean-Christophe Grangé

Producteur : Patrice Ledoux

Production :

Gaumont
Les Films du Dauphin

Producteur délégué : Patrice Ledoux

Assistant réalisation :

David Bilowus : second assistant
Jacques Eberhard : premier assistant
Julien Séri : réalisateur seconde équipe
Laure Prévost : premier assistant

Lieux de tournage :

Budget :

Site officiel :

Récompenses :

 Résumé :

Anna Heymes, la trentaine, est l'épouse d'un des plus hauts fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur.

Depuis plus d'un mois, elle souffre d'hallucinations terrifiantes et de régulières crises d'amnésie, au point de ne plus reconnaître le visage de son propre mari et même de commencer à douter de l'honnêteté de ce dernier.

Pendant ce temps, dans le Xème arrondissement, Paul Nerteaux, un capitaine de police acharné, se voit confier une enquête concernant la mort de trois femmes d'origine turque, qui travaillaient dans des ateliers clandestins et dont les corps ont été retrouvés atrocement mutilés.

Pour l'aider à infiltrer la population turque du quartier, Nerteaux n'a pas d'autre solution que de faire appel à Jean-Louis Schiffer, un de ses anciens collègues connu pour sa réputation de flic implacable.

 Note de la production

Sur le tournage en Cappadoce
"Mon coeur bat très fort. Impossible de savoir si c’est parce que je viens juste de réaliser que nous sommes très proches de l’Iran et de l’Irak ou si l’endroit où nous allons passer une semaine est à couper le souffle.

Cappadoce, Cappadoce, le fait de prononcer son nom nous ramène dans une autre époque, une autre ère. Durant tous mes voyages, je n’ai jamais entendu parler d'un lieu semblable et vu pareil paysage !

Au coeur de la Turquie, se trouve ce phénomène géologique naturel que certains appellent « Pyramides », d’autres « Grands Champignons ». Ils sont de différentes tailles, aussi petits qu’une cabane ou aussi grands qu’un immeuble moderne ; certains d’entre eux portent une sorte de chapeau construit dans le rocher, se balançant tout en haut, comme un champignon! Comme c’est étrange !

Les habitants de la région habitent dans les champignons les plus hauts, où ils ont creusé de nombreux appartements, les uns au-dessus des autres, avec des escaliers majestueux qui les relient, et des fenêtres grandes ouvertes. On les appelle aussi « maisons troglodytes ».

Le soleil se couche transformant à chaque instant les ruines, les roches, les « Champignons » et le minaret : l’équipe est sur le chemin du retour. On peut imaginer qu’ils ont passé une dure journée sous la chaleur et dans la poussière. Ils semblent exténués mais euphoriques, débraillés mais satisfaits.

Ma première nuit en Cappadoce a commencé, un frisson traverse mon corps quand les prières du soir s’élèvent ; la vieille terre ottomane, les Loups Gris, l’empire du mystère hurlent dans l’obscurité.

On a préparé une douzaine de maisons troglodytes pour une partie de l’équipe. Appuyée contre le mur de ma chambre, je ne peux m’empêcher de sourire. Je vais dormir dans une caverne construite par l’homme. Nous devons nous réveiller à quatre heures du matin.

Le lieu du tournage est sur les hauteurs. Au moment où nous en approchons, tout devient plus grandiose. L’équipe a déjà commencé à travailler car la lumière de la pleine lune nous bénit. En attendant le lever du soleil et les prières, je m’assieds sur le bord de la montagne, un café turc à la main… Soudain, derrière les formations géologiques, huit à neuf montgolfières s’élèvent dans le ciel. Quelle magnifique manière d'admirer la beauté du paysage et le lever du soleil !

Une dernière partie de la montagne reste à escalader. Le chemin est étroit, l’air si léger, c’est une véritable randonnée. Une fois au sommet, je n’en crois pas mes yeux : plus de quarante membres de l’équipe installent des caméras, des éléments de décors, du matériel médical, d’autres veillent à la sécurité. Je ne peux m’empêcher de regarder en arrière et tenter de comprendre comment ils sont parvenus à tout faire monter. J’ai le vertige, surtout en regardant les ouvriers locaux courant dans tous les sens et aidant la production à tout mettre en place.

Tandis que je m’assieds pour reprendre des forces, je remarque, tout en haut du sommet, un rocher de vingt pieds sur dix. Il représente une tête effrayante et folle. A droite plus bas, une tête d’aigle. Je me tourne vers un membre de l’équipe pour partager avec lui ce que je vois, il se met à rire et me dit qu’il les a lui-même fabriquées avec du polyuréthane. Elles semblent si réelles !

Plus tard, j’ai appris que je n’étais pas la seule à m’être faite piéger ; les gens de Cappadoce voulaient conserver ces deux sculptures. Difficile d’expliquer qu’elles n’étaient pas authentiques et devaient être démontées."