L'Empire
des Loups
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Réalisateur : Chris Nahon
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Genre : Policier, Thriller, Action Date : 20 avril 2005 Durée : 2 h 8 Origine : Français Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films D'après l'oeuvre de : Jean-Christophe Grangé |
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Acteurs :
Jean Reno : Jean-Louis Schiffer |
Directeur
Photo : Michel Abramowicz Musique :
Dan Lévy Décors : Catherine Jarrier Prieur Chef décoration : Guy-Claude François Costumes : Olivier Beriot Chef monteur : Marco Cavé Son : Guillaume
Bouchateau : superviseur montage |
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Scénario : Jean-Christophe Grangé |
Producteur : Patrice Ledoux |
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Production :
Gaumont |
Producteur délégué : Patrice Ledoux Assistant réalisation :
David Bilowus : second assistant |
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Lieux
de tournage : Budget : |
Site officiel : Récompenses : |
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Anna Heymes, la trentaine, est l'épouse d'un des plus hauts fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur. Depuis plus d'un mois, elle souffre d'hallucinations terrifiantes et de régulières crises d'amnésie, au point de ne plus reconnaître le visage de son propre mari et même de commencer à douter de l'honnêteté de ce dernier. Pendant ce temps, dans le Xème arrondissement, Paul Nerteaux, un capitaine de police acharné, se voit confier une enquête concernant la mort de trois femmes d'origine turque, qui travaillaient dans des ateliers clandestins et dont les corps ont été retrouvés atrocement mutilés. Pour l'aider à infiltrer la population turque du quartier, Nerteaux n'a pas d'autre solution que de faire appel à Jean-Louis Schiffer, un de ses anciens collègues connu pour sa réputation de flic implacable. |
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Sur
le tournage en Cappadoce Cappadoce, Cappadoce, le fait de prononcer son nom nous ramène dans une autre époque, une autre ère. Durant tous mes voyages, je n’ai jamais entendu parler d'un lieu semblable et vu pareil paysage ! Au coeur de la Turquie, se trouve ce phénomène géologique naturel que certains appellent « Pyramides », d’autres « Grands Champignons ». Ils sont de différentes tailles, aussi petits qu’une cabane ou aussi grands qu’un immeuble moderne ; certains d’entre eux portent une sorte de chapeau construit dans le rocher, se balançant tout en haut, comme un champignon! Comme c’est étrange ! Les habitants de la région habitent dans les champignons les plus hauts, où ils ont creusé de nombreux appartements, les uns au-dessus des autres, avec des escaliers majestueux qui les relient, et des fenêtres grandes ouvertes. On les appelle aussi « maisons troglodytes ». Le soleil se couche transformant à chaque instant les ruines, les roches, les « Champignons » et le minaret : l’équipe est sur le chemin du retour. On peut imaginer qu’ils ont passé une dure journée sous la chaleur et dans la poussière. Ils semblent exténués mais euphoriques, débraillés mais satisfaits. Ma première nuit en Cappadoce a commencé, un frisson traverse mon corps quand les prières du soir s’élèvent ; la vieille terre ottomane, les Loups Gris, l’empire du mystère hurlent dans l’obscurité. On a préparé une douzaine de maisons troglodytes pour une partie de l’équipe. Appuyée contre le mur de ma chambre, je ne peux m’empêcher de sourire. Je vais dormir dans une caverne construite par l’homme. Nous devons nous réveiller à quatre heures du matin. Le lieu du tournage est sur les hauteurs. Au moment où nous en approchons, tout devient plus grandiose. L’équipe a déjà commencé à travailler car la lumière de la pleine lune nous bénit. En attendant le lever du soleil et les prières, je m’assieds sur le bord de la montagne, un café turc à la main… Soudain, derrière les formations géologiques, huit à neuf montgolfières s’élèvent dans le ciel. Quelle magnifique manière d'admirer la beauté du paysage et le lever du soleil ! Une dernière partie de la montagne reste à escalader. Le chemin est étroit, l’air si léger, c’est une véritable randonnée. Une fois au sommet, je n’en crois pas mes yeux : plus de quarante membres de l’équipe installent des caméras, des éléments de décors, du matériel médical, d’autres veillent à la sécurité. Je ne peux m’empêcher de regarder en arrière et tenter de comprendre comment ils sont parvenus à tout faire monter. J’ai le vertige, surtout en regardant les ouvriers locaux courant dans tous les sens et aidant la production à tout mettre en place. Tandis que je m’assieds pour reprendre des forces, je remarque, tout en haut du sommet, un rocher de vingt pieds sur dix. Il représente une tête effrayante et folle. A droite plus bas, une tête d’aigle. Je me tourne vers un membre de l’équipe pour partager avec lui ce que je vois, il se met à rire et me dit qu’il les a lui-même fabriquées avec du polyuréthane. Elles semblent si réelles ! Plus tard, j’ai appris que je n’étais pas la seule à m’être faite piéger ; les gens de Cappadoce voulaient conserver ces deux sculptures. Difficile d’expliquer qu’elles n’étaient pas authentiques et devaient être démontées." |