Né le 16 Avril 1889, à East Lane, Walworth, Londres, Royaume-Uni

Décédé le 25 Décembre 1977, à Corsier-sur-Vevey, Suisse

 

  

Sir Charles Spencer dit Charlie Chaplin est né le 16 Avril 1889 (quatre jours avant Hitler, avait-il fait spécifier à un journaliste) dans East Lane à Walworth, Londres ( quartier pauvre ). Mais selon des "spécialistes" de Chaplin, « il n'existe aucun acte de naissance, ni extrait de baptême » prouvant les faits de ce que Chaplin dit lui-même. Un mystère plane donc sur ses origines...

Son père, Charles Senior, chanteur de music-hall, était connu pour sa voix de baryton. Grand buveur, il mourut à l'âge de 37 ans d'une cirrhose du foie.

Chaplin en parlant de lui, dira qu'il ne l'a presque pas connu mais aura remarqué son côté silencieux et mélancolique.

Sa mère, Hannah Hill, possédait elle aussi la passion de la scène. Grande danseuse d'opérette ou actrice, elle paraissait sous le nom de Lily Harley ( Chaplin aimait beaucoup sa mère ).

La 1ère apparition de Charlie sur scène date de ses 5 ans lorsque sa mère au cours d'une représentation perdit la voix. Sous les huées du public, Charlie décida de prendre la relève. Ce qui n'empêcha pas le renvoi de sa mère.
Chaplin aimait beaucoup sa mère. Il raconte dans sa biographie qu'un soir, Hannah perdit la voix alors qu'elle chantait. Le public la hua et Charlie voyant cela, décida de prendre la relève. Il n'avait que 5 ans et ce fut pour lui sa première prestation et pour sa mère, la dernière. Se retrouvant donc sans ressources seule avec ses deux enfants (Charlie et Sydney) en plus d'une santé déclinante, «elle fut admise au dispensaire en juin 1894 et ses deux enfants furent confiés à l'Assistance publique, qui les plaça à l'école de Hanwell... ». Plus tard, alors que Chaplin sera sous le signe de la gloire, elle viendra habiter près de chez lui dans la région californienne et elle y restera jusqu'à sa mort le 28 août 1928.

Hannah eut trois fils mais de pères différents. Le plus vieux, Sydney, dont on ignore le nom de son père biologique, et Charlie (le deuxième) ont vécu ensemble à peu près les mêmes événements: l'école Hanwell, déménagent souvent, commencent à travailler jeunes et la troupe de théâtre de Fred Karno. Né le 6 août 1885, Sydney deviendra plus tard, "le bras droit" ou conseiller de son jeune frère. Le troisième fils d'Hannah ne vivra pas parmi eux. Six mois après sa naissance, Wheeler Dryden né le 31 août 1892, fut enlevé par son père. En 1917, cependant, il deviendra un employé permanent du studio de Chaplin.

Quand Hannah perdit son emploi, il fut contraint d'accepter son sort, même s'il éprouvait de la honte d'aller à l'hospice et ce malgré son jeune âge. Ce fut pour lui toute une épreuve que de quitter sa mère.

Quelques semaines après l'hospice, il fut transféré à l'école de Hanwell pour les orphelins et enfants abandonnés. Il y restera environ un an avant que sa mère revienne chercher lui et Sydney. Il continua tout de même ses études jusqu'à ce qu'il rentre dans une troupe de danseurs à claquettes : Les Huits Gars du Lancashire. Il y restera pendant quelques temps. Plus tard, sa mère retourna à l'hospice, laissant son fils seul alors que Sydney s'était engagé dans la marine. Il a fallu qu'il se débrouille seul pour subvenir à ses besoins. En 1908, il signe un contrat avec Fred Karno pour être dans sa troupe de théâtre. C'est grâce à son frère si celui-ci s'engage. Après plusieurs emplois et plusieurs troupe de théâtres que Chaplin a fait, Fred Karno, qui était un nom connu au-delà des frontières de l'Angleterre, lui donne l'occasion de se faire connaître. Et ce jeune homme de 19 ans devint une vedette. Il a joué dans plusieurs sketchs et pièces de théâtre.

Après une première tournée aux États-Unis, il s'y installa en 1912. Chaplin apparut pour la première fois à l'écran en 1913 dans une production de la Keystone Film Company sous la direction de Mack Sennett.

Il créée le personnage mondialement célèbre de Charlot dans le film Charlot est content de lui (Kid Auto Races at Venice, 1914) de Henry Lehrman.

Très vite, il devint lui-même réalisateur et, reprenant le personnage de Charlot, il le mit en scène dans plus de 70 films parmi lesquels le Vagabond (The Tramp, 1915). Successivement associé à diverses sociétés de production (la Essanay Film Company, la Mutual Film Company et la First National Film Company), il finit par créer son propre studio à Hollywood, en 1918. Chaplin développa progressivement son personnage, passant du stéréotype enjoué et bouffon à un personnage de plus en plus complexe qui, tout en restant comique, prit une dimension mélodramatique. En 1919, il fonda avec D.W. Griffith, Douglas Fairbanks et Mary Pickford, la société de production United Artists Corporation, et en fut membre jusqu'en 1952. Parmi ses très nombreux films, on peut citer le Gosse (The Kid, 1921),  le Pèlerin (The Pilgrim, 1923), la Ruée vers l'or (The Gold Rush, 1925),  le Cirque (The Circus, 1928), les Lumières de la ville (City Lights, 1931), les Temps modernes (Modern Times, 1936), le Dictateur (The Great Dictator, 1940), Monsieur Verdoux (1947), Limelight (1952) et Un roi à New York (A King in New York, 1957). Son dernier film, la Comtesse de Hong Kong (A Countess from Hong Kong, 1967), en couleurs, reste très peu connu. Il composa en outre la musique de la plupart de ses films.

Chaplin affina constamment son jeu d'acteur en s'inspirant du mime et du clown, alliant une grâce acrobatique, des gestes expressifs et une grande éloquence faciale. Son rôle de Charlot, symbole de l'individualité triomphante contre l'adversité et la persécution, a fait de lui une sorte de tragi-comédien. L'avènement du cinéma parlant allait à l'encontre de son style, de l'efficacité de la pantomime dont dépendait son imagination créative. Il ne produisit que peu de parlant.

Ses films prirent peu à peu une dimension politique ! Encore absente des Lumières de la ville,  elle fut manifeste dans les Temps modernes où il fait une description virulente du travail à la chaîne. Dans ces deux premiers parlants, Charlot reste cependant silencieux. Abandonnant par la suite le personnage du vagabond, il endossa des rôles différents. Marquant cette transition, le Dictateur, véritable pamphlet anti-hitlérien, utilise toutes les ressources du parlant. Chaplin traita ses sujets en mélangeant satire et pathétique, et en révélant un amour de l'humanité et de liberté individuelle.

 

En 1947, Chaplin fut accusé de sympathies communistes par la Commission des activités anti-américaines. L'hostilité à son égard ne désarma pas et, en 1952, il quitta les États-Unis pour l'Europe. Un roi à New York, tourné en Grande-Bretagne en 1957, contient une violente condamnation de l'obscurantisme du maccarthysme. Installé en Suisse, il ne retournera qu'une seule fois aux États-Unis pour y recevoir un oscar récompensant sa contribution à l'industrie cinématographique. Il fut anobli par la reine d'Angleterre en 1975. Il mourut le 25 décembre 1977, à Corsier-sur-Vevey, en Suisse.

Le personnage de Charlot :

Charlie Chaplin a crée un personnage aujourd'hui universellement connu : celui d'une sorte de vagabond, dont le chapeau melon, la canne, les grandes chaussures, le pantalon tombant et trop large, les cheveux frisés et la petite moustache sont devenus le symbole de l'art cinématographique.
Le caractère le plus apparent de Charlot est celui d'une sorte de Pierrot lunaire, amoureux platonique de quelque Colombine Américaine, poursuivi par, les gros bandits, les gros méchants ( le contraste entre la fragilité physique de Chaplin et la musculature de ses adversaires est constant et remarquable ).
C'est un personnage assez misérable qui essaye de composer avec le monde hostile qui l'entoure , ses cambrioles ou ses trucs plus ou moins honnêtes. ( comme le fer à cheval placé dans le gant de boxe ou le coup de pied au derrière lancé dans un geste de danseur .../... ). C'est un conquérant, sûr de lui, dominant l'univers par l'idée qu'il s'en fait.
Il est aussi un personnage poétique, avec sa sensibilité et son lyrisme: Le Chaplin amoureux : - de l'aveugle dans City Lights - ou - de l'écuyère dans The Circus. C'est un personnage marginal, clown et dramaturge.
C'est surtout l'aspect triomphant et dominateur de Chaplin qui est remarquable. Quand il se bat, il gagne toujours ; les gros flics et les gros bandits n'ont qu'à bien se tenir : Chaplin est invincible ! Mieux encore, il triomphe du monde, de la société (dans Golf Rush, il finit milliardaire), du pire des dictateurs, dont il prend la place fortuitement.
Il est alors généreux pour les faibles, impitoyable pour ses adversaires vaincus. David triomphe de Goliath comme il le mime d'une manière éblouissante dans The Pilgrim.

L'art de Charlie Chaplin :

Chaplin est un acrobate, un mime, un danseur, un comédien hors paire. Son art, essentiellement visuel, se passe totalement de la parole et des sous-titres. Il dira :

« Les Talkies ( films parlants ) vous pouvez dire que je les déteste ! Ils viennent gâcher l'art le plus ancien du monde, l'art de la pantomime. Ils anéantissent la grande beauté du silence ».

« Je ne crois pas que ma voix puisse ajouter à l'une de mes comédies. Au contraire, elle détruirait l'illusion que je veux créer, celle d'une petite silhouette symbolique de la drôlerie, non un personnage réel mais une idée humoristique, une abstraction comique ».

Les décors des films de Chaplin :

A quelques très rares exceptions près, ce sont des intérieurs ou des lieux bien délimités ( un café, un ring de boxe, un arrêt de tramway, les coulisses d'un théâtre, une loge de concierge, un banc de jardin, une banque... ).
Le monde extérieur, la nature reste toujours ignoré ; il ne se trouve jamais confronté avec les près, les bois... Tout se passe comme si pour Chaplin, l'espace infini n'existait pas. Seul est perceptible, l'étendu égocentrique ; ce qui est en dehors de son champ de vision ou derrière son dos ( les manifestants dans Modern Times ) ne le touchent pas ; ils les ignorent.

Sa perception du monde extérieure peut ressembler à celle d'un nouveau né ou d'un schizophrène: elle est réduite mais concentrée; ce qui explique qu'il n'ait peur de rien ni de personne.

Les objets :

La relation de Chaplin avec l'univers extérieure se réalise par l'intermédiaire d'objets particuliers ; le chapeau, la canne sont des prolongements du personnage.
Dans Charlot Policeman, il troque ses objets fétiches contre un casque et une matraque et il arpente « la rue tranquille » ( Easy Street ) dans laquelle se trouve un bec de gaz qui jouera un rôle capital ( un téléphone y est accroché... ). Les saucisses du charcutier qu'il traite comme des poignées de cuir auxquelles on se suspend dans un  tramway ( Pay Day ), des accessoires ( une malle pleine de bouteilles d'alcool, une pièce de monnaie...).
Au lieu de voir se dérouler par ex le combat de l'homme et de la montagne, on aperçoit que de petits incidents : une pierre qui roule, un pied qui glisse...
Une prise de vue sur des objets peut résumer une action.

Les personnages

Les personnages qui entourent Chaplin  constituent une étonnante galerie de portraits sur lesquels ont ne s'attarde jamais assez. Il ne s'agit pas de comparses, de faire valoir, mais d'êtres humains saisis dans leur rôle psychosocial, décrit avec humour et une férocité sans égal dans l'histoire du Cinéma.
Quand une silhouette traverse l'écran, ne serait ce que quelques secondes, dans un film de Chaplin, ce passage est toujours calculé, significatif, et à aucun moment, la silhouette n'est conventionnelle.
Toutes les classes de la société, toutes les catégories professionnelles et à l'intérieur de ces groupes, toutes les idéologies, tous les vices, tous les ridicules des humains sont cernés, catalogués, passés en revue par une caméra implacable.
Dans Modern Times, les compagnons de chaînes dans l'usine inhumaine sont présentés comme acceptant stupidement les impératifs de la Steel Compagny.
Peu de personnages trouvent grâce dans cette analyse sévère.
Chaplin le mal aimé part presque toujours seul, sur les routes de son éternel vagabondage, et l'on compte sur les doigts d'une main les fins heureuses effectivement, comme celle de Modern Times où il part la main dans la main, avec Paulette Goddart, sur la route du destin.

ACTEUR :         

(2002) Charlie : the life and art of Charlie Chaplin, de Richard Schickel : lui-même

(1957) Un roi a New York, de Charles Chaplin : Le Roi Shahdov

(1952) Les Feux de la rampe, de Charles Chaplin : Calvero

(1947) Monsieur Verdoux, de Charles Chaplin : Henri Verdoux

(1940) Le Dictateur, de Charles Chaplin : Adenoid Hynkel / le barbier

(1936) Les Temps modernes, de Charlie Chaplin : l'ouvrier

(1931) Les Lumières de la ville, de Charles Chaplin : Le vagabond

(1928) Le Cirque, de Charles Chaplin : le vagabond

(1925) La Ruée vers l'or, de Charles Chaplin : Le prospecteur

(1923) Felix in Hollywood, de Otto Messner

(1921) Le Kid, de Charles Chaplin

(1920) Le Gosse, de Charles Chaplin : Tramp

(1917) L' Emigrant

(1917) Charlot policeman, de Charles Chaplin

(1916) Charlot cambrioleur

(1915) Charlot vagabond

(1915) Le Vagabond, de Charles Chaplin : Tramp

(1914) Charlot fait du cinema, de George Nichols

(1914) Charlot entre le bar et l'amour, de George Nichols

(1914) Charlot danseur, de Mack Sennett

(1914) Charlot et Fatty sur le ring, de Charles Avery

(1914) Charlot et Fatty font la bombe

(1914) Charlot grande coquette

(1914) Charlot est content de lui, de Henry Lehrman : Tramp

Le Pelerin, de Charles Chaplin : Le Pasteur

Charlot soldat

Les Oisifs

Jour de paye

Charlot à la banque

Charlot machiniste

Charlot et le comte

Charlot musicien

Charlot boxeur

Charlot émigrant

Charlot fait la noce

Charlot marin

Une journee de plaisir

Charlot pompier

Charlot travaille

Charlot rentre tard

Charlot dentiste

Charlot fait une cure

Charlot fiance

Charlot s'évade

Charlot patine , de Charles Chaplin

Les Burlesques , de Charles Chaplin

 

REALISATEUR :

(1967) La Comtesse de Hong Kong

(1957) Un roi a New York

(1952) Les Feux de la rampe

(1947) Monsieur Verdoux

(1940) Le Dictateur

(1936) Les Temps modernes

(1931) Les Lumières de la ville

(1928) Le Cirque

(1925) La Ruée vers l'or

(1923) L' Opinion publique

(1921) Le Kid

(1920) Le Gosse

(1919) Une idylle aux champs

(1918) Une vie de chien

(1917) Charlot policeman

(1915) Charlot débute au cinema

(1915) Mam'zelle Charlot

(1915) Le Vagabond

(1915) Mademoiselle Charlot

(1914) Charlot garcon de café

Le Pelerin

Charlot, Charlot, Charlot

Charlot patine

Les Burlesques

 

COMPOSITEUR :

(1975) Smile, de Michael Ritchie

(1967) La Comtesse de Hong Kong, de Charles Chaplin

(1957) Un roi a New York, de Charles Chaplin

(1952) Les Feux de la rampe, de Charles Chaplin

(1947) Monsieur Verdoux, de Charles Chaplin

(1940) Le Dictateur, de Charles Chaplin

(1936) Les Temps modernes, de Charlie Chaplin

(1928) Le Cirque, de Charles Chaplin

(1925) La Ruée vers l'or, de Charles Chaplin

 

SCENARISTE :

(1967) La Comtesse de Hong Kong, de Charles Chaplin

(1957) Un roi a New York, de Charles Chaplin

(1952) Les Feux de la rampe, de Charles Chaplin

(1947) Monsieur Verdoux, de Charles Chaplin

(1940) Le Dictateur, de Charles Chaplin

(1936) Les Temps modernes, de Charlie Chaplin

(1931) Les Lumières de la ville, de Charles Chaplin

(1928) Le Cirque, de Charles Chaplin

(1925) La Ruée vers l'or, de Charles Chaplin

(1915) Le Vagabond, de Charles Chaplin

 

PRODUCTEUR :

(1967) La Comtesse de Hong Kong, de Charles Chaplin

(1957) Un roi a New York, de Charles Chaplin

(1952) Les Feux de la rampe, de Charles Chaplin

(1936) Les Temps modernes, de Charlie Chaplin

(1931) Les Lumières de la ville, de Charles Chaplin

(1928) Le Cirque, de Charles Chaplin

(1925) La Ruée vers l'or, de Charles Chaplin

 

 

Oscar :

1941 : Nomination Meilleur acteur pour Le Dictateur