Lord
Of War
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Réalisateur
: Andrew Niccol
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Genre : Drame, Thriller, Action Date : 04 Janvier 2006 Durée : 2 h 2 Origine : Américain Distribution : SND
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Résumé | Note production | Acteurs | Scénario | Producteur | Site Officiel | Récompenses | Lieux | Budget |
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Nicolas Cage : Yuri Orlov |
Directeur
Photo : Amir M. Mokri Musique : Antonio Pinto Décors : Fred Du Preez Chef décoration : Jean-Vincent Puzos Costumes : Elisabetta Beraldo Montage : Zach Staenberg Effets Spéciaux :
Mick 'Stuntie' Milligan : assistant Casting : Mindy
Marin Direction artistique : Mike Berg Maquillage :
Chiara Allegrucci : styliste coiffure figurants (Afrique du Sud) Son :
Arthur Kondouries : perchman |
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Producteur
: Production :
Saturn Films |
Producteur
executif : Producteur associé : Jim Vidal Co-Producteur : Douglas Hansen Jeremy Nathan Joel Phiri Assistant réalisation :
Maya Choldin : second assistant |
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Lieux
de tournage : Afrique
du Sud,New York City, New York, USA,Roumanie. |
Fiche du film complète (image, résumé, note de la production, avis) au format PDF à disposition sur demande par mail, voir page d'acceuil |
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| Note production | Acteurs | Scénario | Producteur | Site Officiel | Récompenses | Lieux | Budget |
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Né en Ukraine avant l'effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif - ce ne sera que la première de ses innombrables falsifications d'identité… Après des débuts dans le restaurant familial, Yuri découvre un commerce beaucoup plus lucratif : celui des armes. Audacieux et fin négociateur, il s'y fait rapidement une place, entraînant son jeune frère Vitali dans son sillage. Les énormes sommes d'argent qu'il gagne lui permettent aussi de conquérir celle qui l'a toujours fasciné, la belle Ava. La jeune femme ignore tout des véritables activités de Yuri. Entre eux, c'est une pure histoire d'amour, qui donne bientôt naissance à un fils. Parallèlement à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l'un des plus gros vendeurs d'armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l'Est, il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois à échapper à Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui le pourchasse. Des luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa double vie explosive, jusqu'à ce que le destin et sa conscience le rattrapent |
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« La Kalachnikov est le produit russe le plus exporté devant la vodka, le caviar et les écrivains suicidaires… » La fin de la Guerre Froide a soudain rendu beaucoup d’armes inutiles. Dans les pays de l’Est, l’effondrement du bloc soviétique a encore accéléré le phénomène et rendu plus difficile le contrôle d’un gigantesque arsenal désormais trop cher à entretenir. Une occasion en or pour des gens comme Yuri. Entre 1982 et 1992, rien qu’en Ukraine, plus de 32 millions de dollars
d’armes ont été dérobées, souvent pour
être revendues à des milices ou des gouvernements africains
en guerre. Ce commerce illégal est l’un des plus rentables
qui soient, et jamais personne n’a été condamné… « Je fournis toutes les armées du monde, sauf l’armée du salut. » Si le personnage de Yuri est imaginaire, les événements décrits dans le film ne le sont pas. Andrew Niccol précise : « Presque tous les événements du film ont un précédent réel. Des hélicoptères militaires ont bien été vendus comme des engins destinés à des interventions de secours, des trafiquants d’armes ont bien changé les noms et paramètres d’enregistrement de leurs navires une fois en mer, un célèbre trafiquant d’armes a été libéré des prisons américaines après des pressions mystérieuses, des stocks d’armements militaires soviétiques ont été pillés après la chute de l’U.R.S.S… Tout cela est avéré. » Chaque jour dans le monde, à l’image du générique de début qui suit le parcours d’une cartouche, de sa fabrication à sa « finalité », ce sont plus de 3 000 000 000 de munitions qui sont fabriquées. Seuls 10 % sont affectés à des stocks ou à des opérations officielles. Les autres sont vendues par des circuits plus ou moins licites… Le fait que le film colle tellement à une réalité concrète et à des événements réels a beaucoup compliqué sa réalisation. Andrew Niccol raconte : « Nous avons eu du mal à trouver le financement du projet. Parce que nous ne cachons pas le rôle des Etats-Unis dans les ventes d’armes, le film soulevait trop de controverse. Trouver un financement aux U.S.A. a été d’autant plus difficile que nous avons soumis le scénario une semaine avant le début du conflit en Iraq… » Ce sont finalement différents investisseurs étrangers qui ont eu le courage de parier sur la valeur du film et la puissance du scénario. Le producteur Philippe Rousselet a joué un rôle clé en se procurant le financement qui a permis au film de se faire, mais même lui a rencontré des difficultés. Il explique : « Lorsque vous essayez de vendre un film qui raconte l’histoire d’un trafiquant d’armes international une semaine avant le déclenchement de la guerre en Iraq, vous touchez à un sujet ultra sensible dans une période qui l’est tout autant… Cela donne une idée des difficultés que nous avons eues à monter ce film. Il m’a fallu un an et demi pour y arriver. » Pourtant, Rousselet et Niccol ont toujours cru au projet. Le producteur explique : « C’est une histoire forte, avec des personnages fascinants, et Andrew a déjà prouvé qu’il savait allier des contextes originaux à des destinées intimistes. Il est rare de découvrir un scénario de cette qualité. » « Règle n°1 : ne jamais se faire descendre par sa propre marchandise. » Ce sont aussi la force du scénario et son potentiel qui ont attiré des acteurs de haut niveau. Nicolas Cage, qui incarne Yuri Orlov, raconte : « L’intégrité humaine et historique de ce film m’ont plu tout de suite. Il traite d’un problème essentiel avec une justesse remarquable. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui auraient osé exposer les choses de la manière dont l’a fait Andrew. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai eu envie de faire le film, parce qu’il ne ressemble à aucun autre. C’est une histoire originale, très particulière, un regard franc sur les arcanes d’un commerce surpuissant et secret. » « Vous pouvez dire ce que vous voulez des tyrans et des dictateurs, mais au moins, ils payent comptant. » Philippe Rousselet se souvient de la première rencontre entre Nicolas Cage et Andrew Niccol. « Andrew voyait Nicolas pour la première fois. Ça se passait à son bureau. Il avait une table de dix mètres de long, couverte de photos tirées de magazines, d’articles de journaux, il y avait de tout, pour montrer la manière dont il voyait son film et à quoi il allait ressembler. Au bout de la table, il y avait un vrai AK-47 ! Andrew a décrit le film à Nicolas, puis lui a demandé : « Alors, tu veux le faire ou pas ? » et Nic a dit « Oui. ». » Andrew Niccol ne voyait personne d’autre dans le rôle de Yuri.
« Aucun autre acteur n’aurait pu jouer le conflit moral de
ce personnage comme Nicolas. Personne ne lui aurait apporté autant
de charisme. Nicolas Cage est sans doute le seul acteur qui puisse rendre
un personnage de trafiquant d’armes comme Yuri Orlov à la
fois plausible et attachant. Avec lui, pas de caricature, pas de facilité.» « L’idée première, c’est que l’enfer est pavé de bonnes intentions. On pourrait ajouter que le Diable est un type sympa… En fait, Yuri est un brave type animé des meilleures ambitions. Il aime sa femme, il ne veut pas que son fils joue avec des armes. Il vend des engins de mort à qui peut les payer mais n’a jamais été confronté à ce que sa « marchandise » engendre concrètement, du moins au début. « L’histoire comporte aussi une analyse en profondeur d’un personnage à travers son propre point de vue. C’est un angle de narration inhabituel, parce que l’on raconte rarement un tel parcours à travers le regard d’un trafiquant d’armes ! Yuri a finalement une vision très lucide de son parcours. Il dit que l’on s’engage souvent dans la restauration parce que c’est l’un des besoins viscéraux des humains, et que lui a décidé de se consacrer à un autre de leurs besoins, tout aussi répandu… Alors il vend son arsenal à toutes les armées du monde, sauf l’Armée du Salut ! » « Je te dirais bien d’aller en enfer, mais je crois que tu y es déjà… » Ethan Hawke, qui joue Jack Valentine, l’agent d’Interpol qui traque Yuri, avait déjà joué sous sa direction d’Andrew Niccol dans Bienvenue à Gattaca. Il confie : « Tout, dans la manière dont écrit Andrew, me surprend. J’ai été à la fois choqué et passionné par le scénario. Jack Valentine est le symbole de l’impuissance de ceux qui respectent la loi face à ceux qui ne la respectent pas. Je crois que Valentine est devenu littéralement obsédé par sa mission. Yuri, lui, ne fait pas spécialement attention à lui, il a juste l’habitude de trahir et de tromper tout le monde. Jack Valentine a ce côté classique du militaire qui a une vision très claire de ce qui est bien et de ce qui ne l’est pas, et il ira jusqu’au bout.»
Le Tournage Le tournage de Lord of War (L.O.W.) (2004) a commencé le 2 août 2004 à New York, dans Manhattan et dans le quartier de Brighton Beach, à Coney Island. Après neuf jours de tournage, la production s’est rendue au Cap, en Afrique du Sud, pour dix semaines. Le tournage s’est achevé le 2 novembre 2004 par trois jours de prises de vues en République tchèque, avec plusieurs scènes de paysages d’Europe de l’Est et dans une ancienne base militaire soviétique qui, dans le film, est censée se trouver en Ukraine. Toute l’équipe, acteurs et techniciens, a été impressionnée par les recherches menées par Andrew Niccol avant même qu’il ne commence à écrire le scénario. Durant la création du film, Niccol a toujours été la référence en matière d’événements et de personnages. Philippe Rousselet explique : « C’est Andrew qui a effectué
toutes les recherches. Il travaille de manière très indépendante,
il se plonge par lui-même au cœur de tous les documents, on
pourrait dire qu’il fait tout le travail à lui tout seul ! C’est la maîtrise qu’avait Niccol de son sujet, et son désir de créer un portrait réaliste de l’univers d’Orlov, qui l’ont conduit à tourner le film dans l’un des quartiers les plus dangereux du Cap, en Afrique du Sud. Malgré de nombreuses craintes, notamment en matière de sécurité, Niccol savait que cet endroit offrirait une parfaite réplique des scènes de rues de Monrovia, au Liberia. Philippe Rousselet souligne : « Le résultat est fantastique, on se croirait vraiment à Monrovia. » La diversité des paysages de l’Afrique du Sud a permis de recréer toute une variété de pays outre l’Afrique : l’Asie, l’Amérique du Sud, et même des endroits aussi exotiques que l’Ukraine et les Caraïbes. L’équipe a pu ainsi suivre les déplacements d’Orlov sans avoir à se rendre dans les divers pays qu’il traverse. |