Réalisateur : John Carpenter
Scénario : William Goldman
Producteurs :
- Bruce Bodner
- Dan Kolsrud
Directeur photo : William A. Fraker
Décorateur : Lawrence G. Paull
Musique : Shirley Walker
Acteurs :
- Chevy Chase
- Daryl Hannah
- Sam Neil
- Stephen Tobolowsky
- Michael McKean
- Jim Norton
- Pat Skipper
Genre : Fantastique
Année : 1992
Durée : 1 h 39
Origine : Français, Américain
D'après l'oeuvre de : H.F. Saint
Titre original : Memoirs of an Invisible Man
Résumé :
Réalisé par John Carpenter après 4 ans d’absence, Les aventures d’un homme invisible marque le retour de celui-ci vers les grands studios, en l’occurrence dans le cas présent : la Warner.Nick Halloway (Chevy Chase), homme d’affaire trentenaire devient
invisible à la suite de l’explosion d’un laboratoire. Une branche de la
CIA apprenant son existence fait tout pour le retrouver, bien conscient
du potentiel et de l’arme que représente désormais Halloway.
Celui-ci s’enfuit alors et doit faire face aux effets négatifs de son
nouvel état : il ne peut plus manger sans que l’on voit les aliments se
faire digérer, aller dans des endroits trop peuplés (les gens ne le
voient pas et le bousculent) ou changer de costume. Enfin, il «
n’existe plus » et ne peut plus avoir de vie sociale.
Au-delà de ces effets, Carpenter en profite pour faire passer une
critique des Yuppies des années 80, carriéristes et matérialistes.
Comme le dit le personnage de David Jenkins (Sam Neill) : « Halloway
était invisible avant même d’être invisible », soulignant ainsi la
transparence et l’inéxistence de la vie de ces hommes d’affaires pour
le réalisateur.
Très sous-estimé (bien qu’il est vrai mineur dans la filmo de
Carpenter) le film reste un divertissement sympathique, certes un peu
impersonnel, mais qui permet au réalisateur d’aborder un thème
classique du fantastique d’une façon originale tout en se concentrant
sur un aspect sentimental (sa seule histoire d’amour à l’écran avec
celle de Starman), et en trouvant au passage le moyen d’insérer une parabole sociale sur l’homme d’affaire des années 90.
Concernant l’aspect technique, il faut aussi souligner les excellents
effets spéciaux signés ILM et la très bonne présence d’acteurs tels que
Sam Neill ou Daryl Hannah.
Déçu par l’accueil critique et public, ainsi que par ses relations
une nouvelle fois houleuse avec un grand studio, Carpenter mettra 3 ans
avant de se remettre à tourner. Mais l’attente sera fructueuse
puisqu’elle débouchera sur la mise en chantier de l’un de ses plus
grands films : le magnifique L'Antre de la folie(1995).