Réalisateur : John Carpenter

 

Scénario : William Goldman

 

Producteurs :

- Bruce Bodner

- Dan Kolsrud

 

Directeur photo : William A. Fraker

 

Décorateur : Lawrence G. Paull

 

Musique : Shirley Walker

 

Acteurs :

- Chevy Chase

- Daryl Hannah

- Sam Neil

- Stephen Tobolowsky

- Michael McKean

- Jim Norton

- Pat Skipper

    

Genre : Fantastique

 

Année : 1992

 

Durée : 1 h 39

 

Origine : Français, Américain

    

D'après l'oeuvre de : H.F. Saint

 

Titre original : Memoirs of an Invisible Man

 

 

  

 

Résumé :

Réalisé par John Carpenter après 4 ans d’absence, Les aventures d’un homme invisible marque le retour de celui-ci vers les grands studios, en l’occurrence dans le cas présent : la Warner.
L’acteur comique Chevy Chase, producteur du film entretiendra des relations tendues avec Carpenter tout au long du tournage en imposant un certain nombre de choix comme par exemple une présence plus longue de son personnage à l’écran (alors que celui-ci devait être invisible également pour les spectateurs) et l’utilisation d’une voix off. Le film n’est pas un remake de L’homme invisible de James Whale (1933) mais est inspiré par le roman de H.F. Saint. Ici, il n’est donc plus question de savant qui perd la raison en devenant invisible. Le film traite avant tout des effets négatifs de l’invisibilité.

Nick Halloway (Chevy Chase), homme d’affaire trentenaire devient invisible à la suite de l’explosion d’un laboratoire. Une branche de la CIA apprenant son existence fait tout pour le retrouver, bien conscient du potentiel et de l’arme que représente désormais Halloway.
Celui-ci s’enfuit alors et doit faire face aux effets négatifs de son nouvel état : il ne peut plus manger sans que l’on voit les aliments se faire digérer, aller dans des endroits trop peuplés (les gens ne le voient pas et le bousculent) ou changer de costume. Enfin, il « n’existe plus » et ne peut plus avoir de vie sociale.

Au-delà de ces effets, Carpenter en profite pour faire passer une critique des Yuppies des années 80, carriéristes et matérialistes. Comme le dit le personnage de David Jenkins (Sam Neill) : « Halloway était invisible avant même d’être invisible », soulignant ainsi la transparence et l’inéxistence de la vie de ces hommes d’affaires pour le réalisateur.
Très sous-estimé (bien qu’il est vrai mineur dans la filmo de Carpenter) le film reste un divertissement sympathique, certes un peu impersonnel, mais qui permet au réalisateur d’aborder un thème classique du fantastique d’une façon originale tout en se concentrant sur un aspect sentimental (sa seule histoire d’amour à l’écran avec celle de Starman), et en trouvant au passage le moyen d’insérer une parabole sociale sur l’homme d’affaire des années 90.

Concernant l’aspect technique, il faut aussi souligner les excellents effets spéciaux signés ILM et la très bonne présence d’acteurs tels que Sam Neill ou Daryl Hannah.
Déçu par l’accueil critique et public, ainsi que par ses relations une nouvelle fois houleuse avec un grand studio, Carpenter mettra 3 ans avant de se remettre à tourner. Mais l’attente sera fructueuse puisqu’elle débouchera sur la mise en chantier de l’un de ses plus grands films : le magnifique L'Antre de la folie(1995).